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Amédée de Noé, dit Cham
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Amédée de Noé, dit Cham « Ma calvitie s'explique très bien. Je suis d'une taille extravagante. Alors vous comprenez, mes cheveux ont le vertige. et ils tombent ! » - Cham

La jeunesse de Cham
Né le 26 janvier 1818, Cham est le huitième enfant du comte Louis Pantaléon Jude Amédée de Noé, Pair de France, et de Françoise-Caroline Halliday.
De santé fragile, sa famille l'envoie passer une partie de l'année au château de L'Isle-de-Noé.
Son aptitude pour le dessin se manifeste dès son plus jeune âge. Un simple morceau de charbon lui suffit pour couvrir d'esquisses les murs et les portes. Il exerce d'abord son talent à caricaturer ses proches, valets, bonnes et se représente à l'âge de 16 ans, long et cassé en deux par une croissance trop rapide et d'une maigreur qui sera légendaire; on le surnomme « le porte crayon qui marche ».

Premières esquisses
Cham ne suit pas la carrière bureaucratique tracée par son père (école polytechnique ou ministère des finances) et finit par imposer à sa famille ses dispositions artistiques.
Montrant une prédilection pour les soldats et les scènes militaires, il est admis à l'atelier de Charlet, le peintre attitré des vieux grognards.
Cham y apprend l'art de la lithographie en crayonnant directement sur la pierre ainsi que la précision nécessaire aux croquis militaires dont il usera dans de nombreux dessins. Le soldat est un des personnages récurrent chez Cham que l'on retrouve en particulier dans certains albums comme « Souvenirs de garnisons », « A la guerre comme à la guerre » [1840], et bien d'autres caricatures.
Puis Cham fréquente l'atelier Delaroche où il apprend le dessin classique, mais c'est dans l'art de la caricature qu'il souhaite exprimer ses talents artistiques.
Il continue à multiplier les caricatures de son entourage, de sa famille en particulier.

Cham et ses contemporains
Cham côtoie d'autres caricaturistes comme Daumier, Gavarni, d'autres humoristes (Béraldi) ou écrivains (Alexandre Dumas fils) Alexandre Dumas Fils .
Il est considéré comme le maître de l'actualité en images qu'il illustre dans les revues comiques. Ses caricatures paraissent dans les grands périodiques ou dans les vignettes du Charivari. On y retrouve tout ce qui intéresse la population parisienne que ce soit les inventions, les modes, les lettres, les arts ou le théâtre, l'esprit chauvin. Cham crée des personnages récurrents (homme ou animal) comme le bourgeois, l'homme politique, le domestique, le soldat, l'artiste, le chasseur, le lièvre ou le cheval...

Ses qualités humaines
Elles sont reconnues par ses contemporains : observateur pénétrant et exercé, sans dureté de caractère. Il fait preuve de bon sens et de bon goût, esprit pétillant d'une verve intarissable contre les abus et les ridicules, les utopies, les divagations de la politique, les excentricités de la mode, de la littérature, des arts et des moeurs, contre la sottise sous toutes ses formes. Cham est d'une spontanéité joyeuse qui ne laisse aucune place à l'envie, à la méchanceté. Il est plein de tact, de générosité et de franchise. Alexandre Dumas Fils parle de « son coeur et de sa gentilhommerie, d'un grand seigneur d'un affinement extraordinaire » en préface de la biographie de Cham de Félix Ribeyre.

Une vie de caricaturiste
Dessin de Cham Cham débute sa collaboration avec Charles Philippon Charles Philipon :
Journaliste, dessinateur, lithographe, fondateur de la maison d'édition Aubert, directeur de La Caricature et du Charivari
en 1839 et livre ses premiers albums : Monsieur Lajaunisse, Monsieur Lamélasse, qui paraissent sans nom d'auteur. Ses premières parutions rencontrent un vif succès lui ouvrant les portes d'une carrière prometteuse.
Deux planches paraissent en juin 1840 dans le journal la Mode : un créancier trop pressé et le microscope à gaz.
En 1842, Cham collabore au Musée de Philippon où, en compagnie de Daumier et de Gavarnie, il réalise des parodies de contes pour enfants dont les personnages ont des silhouettes noires.
Toujours en 1842, il publie les Aventures de Télémaque, fils d'Ulysse. Paraissent à cette même époque Les Miroirs où chaque page comprend une caricature différente axée sur un thème particulier : le coquelicot, le collégien, le dandy...
Cham parodie également le roman d'Eugène Sue les Mystères de Paris : Parodie du juif errant (1844), dans lequel il signe, fait rare, « Cham (de N...) ».
En 1843, Cham fait son entrée dans le journal le Charivari avec la première planche d'une série Moeurs algériennes, chinoises turques puis sa collaboration au journal devient hebdomadaire à partir de 1848.
En 1845, il inaugure un genre dont il est l'un des pionniers et l'un des maîtres incontesté : la caricature des salons, des expositions de peintures et sculptures de tout genre.
La Révolution de 1848 va lui permettre de multiplier ses caricatures et lui faire connaître le succès avec L'Assemblée nationale comique (1850).
Producteur infatigable de caricatures Cham collabore à de très nombreux journaux dont l'Illustration, la Charge, Le Grelot et ce jusqu'à la fin de sa vie.
En 1870, l'invasion de Paris par les Prussiens lui donne matière à réaliser des lithographies dans lesquelles sa fibre patriotique est exacerbée, elles sont réunies dans l'Album du Siège avec celles de Daumier.
Jeanne Leroy, comtesse de Noé Le 24 juillet 1866, Cham épouse Mademoiselle Jeanne Leroy à la mairie et à l'église de Puteaux (Hauts de Seine). Il meurt le 6 septembre 1879 à Paris dans son domicile de la rue Nollet dans le 17e.
Cham a été décoré de la Légion d'Honneur le 8 février 1877.

Cham : un talent éclectique
Outre le grand nombre de caricatures qu'il a réalisé, Cham a exprimé son talent dans d'autres domaines artistiques.
- Les almanachs
Cham a réalisé des almanachs donnés ou vendus aux abonnés du Charivari notamment. Au coté de Daumier, il a aussi illustré l'almanach du Paris comique et celui des chemins de fer (1850).
- Les affiches
Cham brille dans l'exécution des affiches de librairies qui annoncent la vente de ses almanach comiques. Il a dessiné également l'affiche qui promotionne l'ouvrage « l'Assemblée Nationale comique » auquel il collabore.
- Les partitions
Il illustre deux versions différentes de «  la vie parisienne » d'Offenbach dont il avait dessiné les décors et les costumes, ainsi que des chansonnettes de Gustave Nadaud et Edmond Lhuillier.
- Les aquarelles, les huiles et les eaux fortes
Peu connu comme aquarelliste Cham a été pourtant l'élève d'Eugène Lami. Mais il maniait le pinceau uniquement pour son plaisir et celui de ses amis. Cham a peint quelques toiles à l'huile dans lesquelles l'humour était omniprésent.

Sources : Biographie de Félix Ribeyre. Paris, 1884.  
Article : Hélène Compans - Asso. Cham, Fils de l'Isle de Noé.  
Présentation & Mise en page : JLB - Comité des Fêtes.  
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